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Pole et victoire à Magny-Cours

Le Trophée Protos de France nous amenait sur ce beau circuit de Magny-Cours lors du week-end du 4-5 juillet 2026, pour une épreuve magni-fique (ah ah) en plateau supplémentaire lors du GP Camion.

Préparation du meeting

Préparation mécanique finalement assez simple pour cette 4è épreuve de la saison. Nous suivons notre plan d’entretien préventif. Rien de dramatique après l’épreuve de Croix en Ternois : des ressorts de cardan à changer, et la démultiplication à adapter au tracé de Magny-Cours.

Un paquet d’heures sont passés sur les réglages de trains roulants. Les bonnes performances de début de saison n’empêche pas d’aller chercher les détails des réglages, puisque nous en avons le temps. Un gros travail sur la procédure de réglage poids par roues / hauteur de caisses / géométrie des trains. Les apprentissages de cette 20-aine d’heures sur le dossier :

  • 1. la voiture est hyper-sensible aux variations de hauteur de caisses
  • 2. la belle dalle béton du garage n’est pas suffisamment plane pour ce niveau de précision
  • 3. le réglage est un processus itératif : la hauteur de caisse fait bouger la géométrie, et inversement.

On adapte donc les procédures : les réglages sont fait voiture sur le plateau de transport, dont il est facile de maitriser la planéité. Le vrai lest est mis dans la voiture. 20-30 kg de différence faussent les mesures. Et enfin l’ordre est 1. hauteur de caisses 2. poids par roues 3. carrossage 4. ouverture 5. carrossage 6. ouverture . Puis contrôle de l’ensemble et si c’est ok on a terminé.

La préparation du pilote commence dès le retour de l’épreuve d’Arnos (2è épreuve) avec un travail régulier et conséquent sur le simulateur. L’objectif est de développer des automatismes. Appuyer sur un bouton pour avoir le plein et des pneus neufs, ça permet de travailler en se focalisant uniquement sur le pilotage. C’est 2 à 3 séances par semaine, pendant avril – mai -juin qui me permettent de caler le rythme des tours chronos, avec les 3 piliers du pilotage : remises de gaz franche, des moments de patience, et du pivotement. On en verra le bénéfice plus tard pendant le week-end.

Arrivée et installation au circuit

Arrivée à Magny-Cours au son des Formule 1

Arrivés jeudi après-midi, nous sommes accueillis par le bruit des V10 des moteurs de F1 qui sont en piste. Au menu ce week-end : Formule1 des années 2000, Protos, Camions et GT.

Installation dans les paddocks en fin d’après midi, track walk, et préparation de la voiture au roulage du vendredi matin. On retrouve les copains pour un meeting qui s’annonce ensoleillé.

Essais du vendredi

La première séance du week-end est celle qui procure la meilleure qualité de roulage car l’ensemble des concurrents n’étant pas encore arrivés, il y a moins de voitures en piste.

C’est donc parti pour cette séance de 25 minutes qu’on décide de couper en 2, avec un pit stop pour changer les réglages d’amortisseurs.

Prise de la piste, tour de chauffe, et c’est parti pour un premier tour chrono. T1 passe sur un lâché de gaz dès le premier tour rapide … tour qui sera interrompu par une température d’huile déjà très haute. Fin du tour au ralenti avec une huile à 120°. retour aux pits : le bouchon d’entrée d’air de radiateur d’huile était resté en place….. heureusement que ce ne sont que les essais. C’est reparti pour 3 tours rapide. Le travail du simulateur permet d’être tout de suite dans un rythme de travail. Un premier chrono sort en ⏱️1’49.4.

Réglage express des amortisseurs

Un passage dans la pit lane pour tester un réglage d’amortisseur ayant pour objectif de calmer les oscillations du train arrière. Ainsi arrêté dans la pit-lane, dans une zone mentale « de course », je ne suis pas très patient 😛. Ca repart après un réglage en temps record, le couteau entre les dents pour un dernier tour en ⏱️1’47.5.

Mais que regardent les garçons ?
Du p*rno évidemment 🤣

Vendredi midi photo de groupe sur la piste

Les pilotes Avenircup en nombre à cette épreuve de Magny Cours

Puis photo de l’équipe LLG82 Motorsport

de gauche à droite:
Riwan, Thomas, Olivier, Aurélie

Seconde séance d’essais privés en fin de journée, cette fois-ci avec ~30 voitures en piste. Une marque en ⏱️1’49.2 avec une piste très chaude et des pneus usés (montés neufs à Nogaro en février dernier) ne donne pas le réel niveau de performance de la voiture. Malgré le trafic j’arrive à poser les bases d’un tour rapide à Magny-Cours : T-1 et T-2 flat, en passant la 6, 3,0g d’accélération latérale dans le droite d’Estoril, gros frein à Adélaide (220 km/h -> 50 km/h), de la vitesse dans les chicanes rapides, de la patience au virage « 180° » et une glisse anticipée à la sortie du chateau d’eau. Mon petit doigt me dit qu’il va falloir aller me chercher ce week-end.

Soirée du vendredi à préparer la voiture pour les qualifs. Rien à signaler sur la voiture. On passe les pneus neufs et on remet de l’essence.

Qualifications samedi

Les qualifications se déroulent samedi matin, avec des températures encore supportables. 23° dans l’air, 36° sur la piste. Pneus neufs à roder, tour de sortie adapté. Premier tour chrono interrompu par un Full Course Yellow, permettant de finir de roder les pneus.

Fin du Full Course Yellow et bien qu’ayant laissé un large écart devant moi, je fais mes tours chronos en dépassant des concurrents ⏱️1’47.3 et ⏱️ 1’47.7

Petite erreur au bout de la ligne droite : mon pied traine un peu sur l’accélérateur au moment de freiner, poussant la voiture et me faisant rater la corde. Je suis satisfait de la trace de l’accélérateur avec des reprises franches et une vitesse pédale intéressante.

Trace position des gaz et pédale de frein lors du tour qualif

Au final: meilleur temps de la séance et pôle pour les deux courses

A l’issue du parc fermé, on se rend compte que le pneu avant est à plat : valve déchirée. Cela explique l’absence d’amélioration en fin de séance. On remettra les vieilles roues pour les courses faute de trouver un monteur de pneus.

Courses

A ce stade du week-end la course 1 se doit d’être une conséquence du travail effectué en amont. Il fait très chaud et il faut garder la tête froide. Je suis mon principal adversaire

Les 27 Protos se préparent au départ lancé

Donnant le rythme du départ, je choisis de partir à faible vitesse ~50 km/h, en 1ère. Rendez-vous au premier virage !

Départ « autoritaire »

Les 3 virages rapides + la ligne droite me protège du CM de Jarod, moins efficace dans le secteur 1.

Les 2 voitures les plus rapides du week-end

 

La pit lane me panneaute une avance de 4 secondes par tour, en pilotage appliqué et automatique. Une fois l’écart > 30 secondes, je lache du rythme en évitant la prise de risque en doublant les retardataires. Confortable avance à l’arrivée, en prenant les points de la victoire + meilleur tour en course.

Soirée samedi soir à préparer la voiture, puis apéritif dinatoire organisé par Avenircup, le groupe est toujours exceptionnel dans les moments festifs.

Réveil matinal dimanche matin, après une journée éreintante à cause de la chaleur. Lors de la mise en route fuite d’eau au niveau du bocal d’eau en alu. Celui-ci frotte sur le chassis et s’est percé après 15 ans de service. Il y avait bien quelques traces d’eau à l’inspection, attribuée à tort aux températures caniculaires en piste….

Réparation de fortune scotch + silicone + serflex et on sera satisfait de notre rigueur à mettre en route la voiture 1h30 avant l’horaire de course.

Course 2 est un bis repetita, avec une Safety Car qui aurait pu créer une relance intéressante pour mes poursuivants. Relance qui n’aura pas lieu, fin de course sans pouvoir se dépasser.

Conclusions du meeting

Sportivement, les résultats permettent d’accroitre l’avance au championnat. La dynamique est bonne avec 4 victoires scratch d’affilées, une fiabilité exemplaire et un rythme en piste intéressant.

L’arrivée des SR3 dans le Trophée donne une nouvelle saveur à la saison. Habitué à « boxer » dans la catégorie supérieure, je me trouve maintenant à égalité technique ce qui rend la performance plus simple à lire de l’extérieur. Et je n’ai aucun doute sur le sujet : les concurrents vont progresser et me challenger.

Prochaine épreuve en septembre à Albi.